24.11.2008
Hang'Art
Hang'Art, un lieu perdu dans la plate campagne de la Loire atlantique, encore plus plate et triste sous un ciel plombé, trempée par les averses.
C'est là que François Chauvet et l'association ABBAC ont installé un lieu d'exposition chaleureux dans lequel il organise périodiquement des expositions de peinture et sculpture d'artistes se retrouvant peu ou prou dans le vocable d'art singulier. Un hangar en bois gardé par une chèvre increvable qui, nous a expliqué François Chauvet, a pu être construit avec les économies réalisées sur vingt ans d'activité d'une troupe théâtrale. Ce n'est pas si courant qu'une compagnie théâtrale non seulement tienne 20 ans mais encore garde une cagnotte à réinvestir au lieu de dettes.
Il y recevait dimanche, journée de clôture de sa dernière exposition, dans uns atmosphère chaleureuse, sans chichi ni verbiage, faisant parcourir les différents alvéoles de ce bel espace et y faire partager son enthousiasme pour les artistes qu'il avait accroché. Ce qui n'empêchait pas les visiteurs (nombreux) de visiter à leur guise et de faire leur propre lecture d'un choix d'un très bon niveau.
Mon coup de cœur de cette découverte, c'est le travail de Michel Hénocq. Une peinture violente, écho des violences du monde, parfois empreinte d'une ironie douloureuse. En voici quelques images photographiées sur place ou trouvées sur le site de Hang'Art.



Emouvant aussi la lecture de lettres envoyées par Gason Chaissac à son ami Michel Fillaudeau, également exposé à Hang'Art. Lettres ou se mêle fantaisie, poésie, colère parfois contres les amateurs d'art vus en dames patronnesses des artistes. Facsimilés difficilement photographiables sous verre mais dont je joins quand même une image en laissant à la patience du visiteur le soin de déchiffrer plus avant.
Quand au maître des lieux, plasticien lui aussi, le voici en pleine présentation des créations de Daniel Le Saux
09:33 Publié dans Sorties | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18.11.2008
La base sous marine ... encore
Tous les photographes nazairienns y passent, certains au tout début de leur parcours photographiques, d'autres comme moi la contournent, traînent des pieds et de ceux de l'appareil, jusqu'au jour ou ...

Base sous marine ... sous marins ... de babord à tribord

et en cinémascope

09:31 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.11.2008
Mes fictions...
C'est toujours des photos, celles que je peux faire au hasard de mes pérégrinations ou en cherchant autour d'un thème qui me touche particulièrement. Mais aussi des photos glanées dans des albums, des boites à chaussures, photos anciennes dont parfois celui qui les garde ne sait même plus qui elles représentent ni quand et ou elles furent prises.
Les fictions naissent d'une association qui me vient, qui me vient d'où et pourquoi, je serais bien en peine de le dire. Parfois le lieu appelle la présence de quelqu'un, parfois c'est au contraire l'image d'une personne qui cherche ou trouver sa place, mais je serai bien en peine de savoir d'où me viennent ces associations, je sais seulement qu'elles se font quelque part au fond de mon obscurité intime.
Ainsi cette mariée qui émerge d'un mur de blockhaus de Trignac. La mariée est issue d'une photo ancienne appartenant à un apiculteur d'Espédaillac dans le Lot. Lui même ne sait pas qui sont ces mariés, ni même si ils ont des liens de parenté avec lui.

La photo du mur est extraite d'une série faite au cours d'un autre travail photographique sur les gens qui habitaient dans ce quartier de Certé ou subsistent ces vestiges des années noires.

Mais d'autres associations auraient été possibles. Pourquoi celle ci s'est imposée, mystère.
Quand à l'image finale, elle est sur le site Internet www.berchadsky.com
11:57 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : photo
02.11.2008
Johanna, Louise ...
Voilà trop longtemps que le gros Mamiya 330 était abandonné au fond de l'armoire. 
Longtemps aussi que je n'avais pas fait des portraits juste pour capter la beauté d'un visage, l'intensité d'un regard.
La première qui m'a donné envie de la photographier a été Johanna. Elle participait à un stage de théâtre et avec sept ou huit autre stagiaires intervenait dans un travail collectif sur les rapports hommes femmes. A un moment de la présentation elles étaient en ligne plaquées contre le mur de la salle, elle avait les yeux fermés, le visage tendu et dégageait une présence et une intensité qui m'avaient fascinées. Elle a accpté de se prêter à une prise de vue acceptant aussi que son image s'intègre dans un travail que j'ai entrepris, ou se met en rapport des visages, des êtres, des lieux dans des créations d'images fictions. Je ne sais rien de plus d'elle que ce que son image peut me raconter, et comme elle peut raconter tout autre chose à quelqu'un d'autre, les curieux n'en seront pas plus avancés. Un détail pourtant qui m'a amusé : Johanna est hollandaise et parle un français impeccable avec "un savoureux accent du sud-ouest".
Plus récemment j'ai aperçu Louise dans la pénombre d'un lieu d'art contemporain tout en écoutant les explications du plasticien Elle écoutait attentivement et ce qui m'a frappé était la concentration de son regard en même temps qu'elle croisait les bras devant elle dans un geste qui semblait d'auto protection. Du coup une bonne partie du discours de l'artiste m'a échappé même si je m'efforçais de ne pas me laisser entraîner à scruter Louise plus que convenable ne ces circonstances. Elle aussi a accepté de poser. Elle ne l'avait jamais fait et a tout de suite apporté un sérieux, une concentration, une intelligence aussi à saisir les indications que je pouvais lui donner que cette séance a été pour moi un vrai bonheur. J'espère qu'il en a été de même pour elle. Lousie est graveur, j'espère bien un jour voir son travail.
Quand à ce que je ferai de ces images qu'elles m'ont données vous les trouverez sur le photoblog associé dans la catégorie Fictions.
15:51 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.10.2008
Nico et Priska

Ils s'appellent Nico et Priska.
Ils sont jeunes, beaux, heureux, amoureux...
Ils sont tous deux danseurs hip hop dans le spectacle Gershwin qui passera au Grand T à Nantes du jeudi 18 eu dimanche 21 décembre. C'est même une photo de Nico qui illustre la page du spectacle dans la brochure du Grand T.
Quand ils sont venus il y a quelques semaines, ils sont allés au Life voir l'exposition Sonic Youth. Le tapis de disques vinyl de l'entrée les a inspirés et ils se sont lancés dans une improvisation débridée qui s'est poursuivie dans un autre coin de la base sous marine.
Pour partager en images ce moment de grâce et de gaité, ouvrez l'album dans le site Internet et visitez Nouvelles Images .Pour en savoir plus sur Gershwin au Grand T suivez celui-là. Gerswin - Grand T

16:18 Publié dans Amis, Sorties | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









