03.09.2009
Briquetterie
Je n'ai appris son existence que le dernier jour de ce séjour estival dans le Lot. Elle n'était pourtant pas loin, à quelques km de Figeac, perdue dans une campagne splendide, immense bâtiment de brique qui s'effondre peu à peu.
L'usine est cernée de panneaux "interdiction de pénétrer ... danger ... privé". On y moulait et cuisait les tuiles il y a encore trente ans. Et tout s'est arrêté d'un seul coup. Maintenant les rayons du soleil se faufilent dans les trous de la toiture, les séchoirs, les fours sont toujours là, éteints, parfois encore garnis d'une dernière cargaison oubliée. Avec le vent, on entend des craquements et des bruits métalliques venant de la charpente.
Un jeune couple qui garde le site y a entreposé une collection de vieilles voitures et camions qui se couvrent de poussière.
J'ai juste eu une petite heure pour m'y faufiler, un peu saisi de trouille, un oeil en l'air, un oeil au sol, un oeil dans le viseur de l'appareil(*).

(*)Oui je sais il y a un oeil de trop...
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Commentaires
Un oeil de trop, mais pas le mauvais oeil, cher Claude !
Ecrit par : Michel | 26.09.2009
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